La machine à fric revient une quatrième fois. Ce n'est pas la dernière et c'est bien le problème.
Le générique commence à dérouler sur la toile blanche, on attrape son blouson. Une seule envie nous tient : Sortir, hurler son mécontentement. Puis, alors que la porte salvatrice se rapproche, une surprise, l'accroche du dernier volet de twilight interrompt le générique de fin. Une dernière banderille pour consterner un peu plus le spectateur si besoin était.
Essayant de retrouver ses esprits sur le parking (où est la voiture?) , me revient en mémoire la litanie de ce 4.1. J'en viens à rigoler, car il s'agit d'une des deux seules alternatives en sortant : Rire ou s'indigner.
Rire car Twilight s'apparente un une serie Z tout juste digne de la troisième partie de soirée sur une obscure chaine de la TNT. Si je ne reviens pas sur l'histoire d'une stupidité ou niaiserie sans nom, les acteurs sont aux abonnés absents, s'efforçant de mal jouer comme dans une série AB production, voir de ne pas jouer du tout, comme Robert Pattinson impeccable dans son rôle de bout de bois muet et inexpressif en second plan. Kristen Steward donne constamment le sentiment de ne pas comprendre ce qu'elle fait là. Elle est tout le temps malheureuse (pas un seul sourire ou joie à l'écran) à se demander pourquoi elle fait ce qu'elle fait. Taylor Lautner est le seul à ne pas comprendre le non-sens complet du film en posant de bonnes questions mais quand il pourrait jusqu'au bout de la logique, le réal lui demande d'aller courir nu dans la forêt et de revenir plus apte à suivre la voie de l'incensé. Rire car le film a cela de formidable qu'il oblige le spectateur à rigoler involontairement des soucis qu'on nos protagoniste.
S'indigner, car il est honteux de proposer un tel excrément fécal, dénué de tout talent (à part la CGI sur l'anatomie de Bella) à tout niveau. S'indigner que tout le monde prenne son chèque sans rien fournir en retour au payeur. S'indigner du prix du billet quand on a sous les yeux une bouse qui pourrait figurer au Nanarland. S'indigner que ce qui aurait pu être mature, gorgé de sexe et de violence, une montée en puissance vers le climax que représente un accouchement gore d'un hybride ne soit qu'un "travail" aseptisé, sans queue ni tête. S'indigner que la romancière cautionne cette chose, car il n'y a là qu'une signification : Elle y retrouve son roman (que je n'ai pas lu) et donc c'est toute son oeuvre qui ne vaut rien. Le néant s'exprime complètement.
S'indigner enfin qu'il y ai encore un 4.2 à se taper pour passer à autre chose, vite, très vite. Nota : A la même séance, il y avait l'ordre et la morale. Je ne comprends toujours pas mon raisonnement...