Enfin le second volet le Twilight sort, l'attente aura été insoutenable pour certains! Mon ticket présenté, je rentre dans la salle qui est déjà remplie au tiers 30 mn avant le début de la séance. Autour de moi, ca afflue non-stop, ca jacasse de plus en plus.
Je ne pourrais retranscrire les B-A ici puisque avec le brouhaha ambiant, je n'ai pu entendre un traitre mot. Ca sent l'excitation, un peu trop peut etre...
Le film démarre enfin, le silence suit immédiatement. Une scène d'ouverture en forme de rêve, 2 mn passent et la salle explose d'émotions! (commentaires et autres gloussements) Bon sang, j'ai du rater une subtilité! Non, c'est Edward qui apparait à l'écran, les hormones adolescentes de la salle ont fait leurs œuvres. S'en suit une ambiance survoltées, en complète contradiction avec mes impressions, je suis en décalage, ça risque d'être compliqué. Le film s'étire pour ne rien dire, tout comme le premier tome, sans l'égaler pourtant, on passe d'une scène à l'autre sans trop comprendre le pourquoi et le comment. Un non sens complet règne à l'écran, pour ne pas dire le chaos. Les vampires se font la malle, les loups garou surgissent, l'héroïne est désemparée par la situation. Moi-aussi, le néophyte que je suis passe son temps à relever des incohérences que le livre explique probablement.
L'inconsistance plane tout au long du film, les scènes d'action sont comme le jeu des acteurs, d'une mollesse et une tièdeur infinie. On ne compte plus les ralentis et les silences. La frustration du spectateur semble être le crédo (enfin juste moi, une majorité des jeunes semble en transe). Frustrer pour impressionner sur la fin?
Oui et non.
Non, les loups garou sont des caniches bodybuildés qui ne font qu'aboyer et jamais mordre, les vampires sont tous peu charismatiques, figés dans leurs inexpressions et Bella... nous joue la caricature des expressions faciales. Sans queue ni tête, passée l'heure et quart, je regarde ma montre en priant qu'on abrège mes souffrances, en vain.
Oui, la phrase de cloture va rester longtemps au panthéon des répliques cultes. Elle résume le film : ridicule. Le coté positif est que l'on peut rigoler de chaque minute du film autour d'un café au boulot le lendemain.
Anéanti par l'ambiance de la salle d'une part (vas y que je bruisse mon paquet de M&M's, que je regarde mon téléphone, que je cause du beau gosse du lycée qui m'a causé hier, et j'en passe) et la nullité du spectacle, d'autre part, les 2 heures en paraissent 3 (4? je ne sais plus je crois m'être endormi), on imagine le calvaire d'être eternel comme Edward et ses amis, et pourquoi il ne le souhaite pas à Bella.